Mairie de Servies

Histoire du village

SES ORIGINES

La situation agréable de Serviès a su attirer un peuplement dés la Préhistoire dont on a trouvé des traces dans le hameau de Fontaurie.

Mais, le premier acte officiel à ce jour mentionnant son nom, est le testament de St Didier, notable albigeois, évêque de Cahors et ministre du Roi Dagobert, par lequel il léguait des fermes de Cervianum   (Serviès).

Peut-on établir un lien entre le nom latin et « servius » homme non libre attaché au travail de la terre ?

Au Moyen-Age, notre territoire fait partie de la vicomté de Lautrec ; deux co-seigneurs y sont nommés. A la Métairie Haute, Tristan de Castelnau et au centre du village, au lieu-dit « Le Château », Alexandre de Capriol , dont la famille a tout perdu lors des conflits des Guerres de Religion, château pillé et incendié à deux reprises (1590). Serviès étant une place catholique, proche de places protestantes comme Damiatte et Puylaurens.

L’église aussi fut détruite, mais on sait peu de choses sur cet édifice.

Dans les registres paroissiaux, on mentionne lors de mariages, de baptêmes, la présence de Chevaliers de Malte, propriétaires d’une ferme. Certains font un lien avec la présence sur l’autel de l’église en marbre, de la croix de Malte rehaussée d’or. 

LES TRADITIONS

Le Pastel

Le Tarn, Pays de Cocagne existe. Pour en avoir la certitude, nous n’avons pas besoin d’aller à sa rencontre car nous y sommes nés, ce pays que l’on dit imaginaire, historiquement c’est la terre.

Il fut un temps pas si lointain où du Bas Rouergue au Lauragais s’étendaient d’immenses champs de pastel. 

Sorties pulvérisées du moulin pastelier, ses feuilles étaient façonnées en pains : les cocagnes.

 

 

Elles firent non seulement sa fortune, mais donnèrent aussi ce beau nom de cocagne à cette terre, entre le Viaur et le Canal du Midi, dont elles étaient nées, terre riche et fertile qui fut à son tour de Cocagne, un synonyme d’abondance et de bonheur. Au terrain de loisirs, vous retrouverez le parcours explicatif du pastel.

La sériciculture

L’élevage du ver à soie, la sériciculture, paraît avoir duré très longtemps à Serviès, bien plus qu’ailleurs.

Des papillons Bombix étaient élevés pour récolter les cocons de soie.

 

Ils étaient nourris avec les feuilles des mûriers blancs. Les enfants se régalaient des mûres qu’ils produisaient en été.

Des délégués étaient désignés parmi les membres du conseil municipal pour la pesée des cocons.

 

Un rapport du 9 juin 1908 nous signale que les enfants étaient entre autre occupés à ramasser les feuilles du mûrier pour les vers à soie.

On comptait de nombreuses allées de mûriers blanc.  Il en subsiste encore quelques uns.

Un commerce y était établi dans la salle du conseil de notre Mairie, une balance y est exposée qui servait à peser les cocons.

Concurrencée par l”Extrême Orient, peu à peu elle a disparu.

La vigne

La vigne était une ressource importante pour les habitants de Serviès.

Elle était plantée sur la partie haute de la commune et produisait un vin de grave remarquable. 

Il y avait très peu de gros propriétaires, mais une multitude de petits producteurs, consommation personnelle et revente locale.

Sur ses coteaux copieusement ensoleillés, les vendanges se faisaient dans un esprit d’entraide entre voisins.

Quand la prime d’arrachage des vignes a été créée, plusieurs ont arrêtés.

Il ne reste comme trace entre l’homme et le cheval qui tractait les outils, quelques baracous (petit cabanon de vigne) scindé en deux à l’intérieur. 

Quelques viticulteurs subsistent pour leur consommation personnelle. Un seul a repris les vignes de son grand père. C’est ainsi que « La cave du Rouge-Gorge » est née. 

L’agriculture

Pour les agriculteurs, la solidarité était indispensable. La mécanisation était moins importantes que ce que l’on voit aujourd’hui.

Les voisins se réunissaient pour les moissons (récolte, ramassage et battage) ainsi que les descabouillades (opération qui consistait à enlever l’enveloppe autour de l’épis de maïs).

Plusieurs ont pris la retraite et les fermes sont devenues des habitations.  

Des éleveurs sont encore présents sur la commune et nous proposent des produits de qualité.

La gastronomie

Dans notre région, nous aimons recevoir et partager notre bonne cuisine.

La cuisine locale fait appel bien sûr aux bons produits du terroir qui nous entourent :

  • les volailles, notamment canard et oie, avec les foies gras et la fameuse poule au pot
  • les légumes, certains sauvages, comme les repountsous, les porreaux de vigne
  • le porc avec la charcuterie : melsat, boudins, jambons et saucissons et la très célèbre saucisse de Toulouse
  • les gibiers
  • le fabuleux ail rose de Lautrec, de nombreuses recettes ici https://www.ailrosedelautrec.com/
  • le veau sous la mère et le bœuf dont la célèbre recette du bifteck aux anchois (parce que le Pays de Cocagne exportait du Pastel par la ville de Collioure)
  • les fruits
  • et les multiples desserts : la fouace des rois, les oreillettes, les curbelets, le mesturet graulhétois, les jeannots et tant d’autres.