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Mairie de Serviès

Place du 19 Mars 1962
81220 Serviès
Tel : 05.63.82.51.60
Fax : 05.63.70.52.30
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Les origines
Un ouvrage sur la préhistoire en France, fait état de premières activités dans le bassin du Tarn remontant au Paléolithique inférieur et plus précisément dans la vallée de l'Agoût, entre Vielmur et Lavaur. Deux gisements ont ainsi été ofciellement reconnus à Saint-Paul-Cap-de-Joux et à Damiatte, communes voisines de Serviès. D'autres gisements datant de l°époque acheuléenne ont été aussi répertoriés, en particulier à Fontaurie, hameau de notre commune où quelques pièces ont été trouvées en 1976. On peut donc penser que Serviès vient du mot latin serf : serve; adjectif du latin servus, esclave, personne travaillant dans une ferme gallo-romaine, entendons par-là villae, maison romaine fortiée.

C'est par Saint Didier que Serviès entre dans l'histoire : notable albigeois, évêque à Cahors et Ministre des finances de Dagobert, il légua par testament des fermes possédées en terre albigeoise. Or, il se trouve que Serviès (Cervanium) est l'une d'elle.  Sous le règne des mérovingiens, on écrivait Serviès : Cerviano . Plusieurs orthographes lui ont été attribuées au cours des siècles : Serbiès, Serbiers, Serviers, Serviano.


Le village

Dans un arrêté du 3 Ventôse de l'an X, Serviès s'écrit avec un accent aigu.

Au XIIIe siècle, les chartes de la Salvetat Montdragon font mention d'un don, au nom de l'Abbesse de Vielmur d'une terre donnée à bail perpétuel, à côté de l'église de CERVIAS (Serviès) qui touche à la route Salinarenca, de la terre de G. de CUC., au bord du ruisseau de Cervias à la route publique et à celle qui mène à l'église.

De 1300 à 1600, on relève dans notre commune la généalogie des VITALIS, apparentés aux de Capriol et Chateauneuf (Castelnau) co-seigneurs de Serviès.

En 1328 et 1358, Servianis (Serviès) est citée dans des documents d'archives, parmi les 28 localités de la Vicomté de Lautrec, sous Jean II Le Bon.
En 1428, les Consuls de Serviès font allégeance au Comte de Foix, vicomte de Lautrec.

Sous le règne d'Henri II, en 1555, Tristan de Castelnau, baron de Serviès, à la Métairie Haute, était co-seigneur avec Alexandre de Capriol qui résidait au lieu-dit Le Château. Ce château avait alors 4 tours. Aujourd'hui, celui-ci n”a pu en conserver qu'une seule, car ce bâtiment fut incendié et pillé lors des guerres de religion en 1590 et 1622. Lors du règne d”Henri IV, Serviès, fermement catholique, fut incendié par les protestants en 1590. En 1621 le village est à nouveau pris et pillé par les protestants, puis repris par les catholiques. 0n oublie trop souvent que dans la vallée de l”Agout des fiefs protestants existaient, en l'occurrence Saint Paul Cap de Joux.
Il est relaté que lors du mariage de Louis XIV avec la fille de Philippe I, Roi d“Espagne, Serviès et Guitalens fêtèrent cet événement en grande pompe, suivant les ordres de Monseigneur le Duc d°Arpajon. Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, on relève sur les registres des environs la présence de chevaliers de Malte, qui avaient des possessions dans la commune.

Petit à petit, nous nous acheminons vers la période pré-révolutionnaire. On se rend compte à travers l'état civil tenu par l'église (registres paroissiaux) en parfait état de conservation que les servièssois exerçaient différents métiers. Essentiellement agriculteurs, beaucoup étaient propriétaires de leurs lopins de terre. Il y avait des pêcheurs, des voituriers, des tisserands, des hommes de Loi, etc... Les familles étaient nombreuses. On mourrait jeune. Les grandes épidémies amplifiaient ce phénomène. Pour les servièssois, la période révolutionnaire s”est passée sans trop d'effusion de sang. Cependant, ils étaient très attachés au culte catholique. C°est ainsi que le 19 septembre 1796, l'église de Serviès est rendue aux habitants du village à leur demande après que les biens du curé eurent été mis sous séquestre et vendus le 13 juin de la même année.

C'est en 1824, par autorisation de l'évêque d'Albi, que les servièssois ont pu restaurer leur église. D'importants travaux sont entrepris par l'Abbé Couzinié, homme de culture, très attaché à la monarchie, auteur du fameux dictionnaire de la langue romano-castraise. Les dépenses importantes pour la rénovation de cette église créeront de fortes tensions entre le conseil de fabrique (conseil qui administrait les biens de la paroisse) et le conseil municipal en pleine période où la république avait des difficultés à s°imposer dans ce monde rural. Cela a valu l”édition d°un livre relatant ces différends au sein de notre commune, «Un maire contre son curé ›› écrit par Monsieur BOURGUES, curé de la paroisse à l'encontre de Monsieur PLO, Maire. 

Pendant la guerre de 1914, de nombreux jeunes de notre commune sont partis défendre nos libertés, pendant que les femmes, au prix de beaucoup d'efforts, travaillaient les terres. Vingt d'entre eux sont morts au champ d”honneur

Au XVIIIème siècle, de nombreux métiers existaient à Servies, essentiellement liés à la terre.

Les familles étaient nombreuses et le travail y était rude.

Pour les nommer, on comptait :

112 travailleurs de terre, 7 brassiers, 62 métayers, 8 laboureurs, 32 ménagers

Pour faire fonctionner cette vie économique et sociale, d'autres métiers existaient :

32 servantes, 1 travailleur domestique, 3 notaires, 13 domestiques, 1 hôtesse, 3 bourgeois  10 tailleurs d'habits, 1 valet du curé, 2 négociants, 7 valets, 5 boulangers, 1 maçon, 1 travailleur libre, 3 garçons meuniers, 16 charpentiers, 1 chirurgien, 3 charrons, 11 tisserands 1 docteur, 2 cordiers, 9 maîtres cordonniers, 1 sabotier, 2 capitaines, 1 menuisier, 1 peigneur de laine, 5 forgerons, 1 charbonnier, 1 marchand, 4 tuiliers.

Des foires ont existé à Serviès, on en trouve trace en Mai 1871, et au rythme de 2 par an. Elles ont disparu vers 1918.

Vers la moitié du XlXéme siècle, la physionomie change progressivement, due à l'exode rural. Les métiers disparaissent ou changent.

Dans les années 1930, il y avait :

1 dépôt de pain, 2 boulangeries, 5 épiceries, 1 buraliste- bureau de tabac, 1 pêcheur ravaudeur d°épervier, 2 forgerons et réparateurs de machines agricoles, 1 charpentier, 3 cordonniers, 1 sabotier, 1 coiffeur, 1 garde champêtre, 1 boucher, 1 vannier, 1 tailleur, 2 chiffonniers, 1 carillonneur, 2 repasseuses, 1 meunier, 1 maçon, 1 modiste, 1 cuisinière, 1 armurier, 1 grainetier, 1 pêcheur de sable et plusieurs exploitations agricoles.

Aujourd'hui, il existe sur la commune très peu de vignobles, les exploitations agricoles sont moins nombreuses mais plus importantes, car fortement mécanisées. Leur activité est basée sur les céréales et l'élevage. Le contexte économique a fondamentalement changé, même si Serviès a conservé son caractère rural.





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